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Rédemption

   Barthélémy Du Vernay était un homme volontaire, orgueilleux, autoritaire et tyrannique. Il se pavanait à la tête d'un vaste empire qu'il menait à la baguette, tout comme il dirigeait sa famille d'une poigne de fer. Il était très fier de ce qu'il avait réussi à construire seul, à la force du poignet, et ne supportait pas que l'on veuille lui donner des conseils, encore moins qu'on ose le contredire. D'ailleurs, personne ne se serait risqué à le faire. Sa richesse et son pouvoir lui octroyaient une espèce d'immunité, que certains respectaient en tremblant, d'autres en ironisant sous cape, d'autres encore en rampant comme des chiens aussi apeurés qu'affamés. Barthélémy aimait cette peur qu'il suscitait autour de lui. Il s'en félicitait, car c'était là la preuve de l'immense pouvoir qu'il croyait détenir sur le commun des mortels. Il était unanimement détesté, ce dont il se moquait éperdument. Tout ce qui lui importait, c'était de conserver son pouvoir sur les autres. Ainsi se croyait-il invulnérable.

 

    Un soir, alors qu'il se trouvait encore à son bureau, il décida, comme tous les soirs où il lui restait encore beaucoup d'énergie à dépenser, de conduire lui-même sa voiture pour rentrer chez lui. Il appela donc son chauffeur, lui demanda de garer la voiture devant l'entrée, puis le libéra. Dix minutes après avoir avalé un troisième cocktail alcoolisé, il s'installa au volant d'un coupé sport.

 

    Il aimait, à cette heure tardive, emprunter les boulevards de cette petite ville de province où il avait décidé un jour de s'implanter. Les voitures s'y faisaient rares et il pouvait alors s'adonner à la vitesse, voire même de temps à autre, se payer le luxe de griller les feux rouges. Que risquait-il de toute façon ? Dans les cas très rares où il se faisait prendre, on ne lui faisait qu'une banale et timide remontrance, en lui enjoignant de ne pas recommencer. Retirait-on son permis de conduire à un homme qui faisait vivre toute la ville ? 

 

    Ce soir là, il eut envie, de nouveau, de s'affranchir des lois et des restrictions. C'était là son petit plaisir quotidien, son gargarisme bienfaisant pour se rassurer sur sa toute puissance. Alors, lorsqu'il vit ce feu rouge devant lui, ce signe impudent qui prétendait l'arrêter, il appuya à fond sur l'accélérateur, et toutes vitres ouvertes, le son de la radio poussé au maximum, il s'élança comme un cheval fou, bien conscient de braver les portes de l'enfer. Il eut à peine le temps de voir arriver une voiture sur sa gauche, qu'il se sentit projeté sur le côté à la vitesse de l'éclair, puis sombra aussitôt dans le néant.

 

    La voiture fut propulsée sur plusieurs dizaines de mètres, fit quatre tonneaux et termina sa course sur le toit, suivie, sur quelques mètres, du véhicule percuteur, dont le chauffeur, qui n'avait pas attaché sa ceinture de sécurité, fut éjecté à la seconde même.

 

    Barthélémy se réveilla à l'hôpital quelques heures plus tard, sans une égratignure, seulement légèrement commotionné. On lui apprit qu'en revanche, le chauffeur de l'autre véhicule, un jeune homme de vingt-huit ans, était décédé des suites de ses blessures, et que sa fiancée, qui se trouvait à ses côtés, était dans le coma et risquait, si toutefois elle se réveillait un jour, la paralysie à vie. Alors, pour la première fois depuis bien longtemps, Barthélémy se sentit déstabilisé. Cette fois, tous les arguments qu'il invoquait d'habitude quand il se faisait prendre pour excès de vitesse, ne lui éviteraient certainement pas une sanction exemplaire, voire même la prison. Car cette fois, il y avait mort d'homme... Conscient des regards accusateurs de l'infirmière et de l'aide-soignante qui venaient de lui annoncer cette accablante nouvelle, il se demandait déjà comment il allait bien pouvoir se sortir de cette ennuyeuse mésaventure.

 

    Avertie par les services de police, Maria, son épouse, arriva, paniquée, à son chevet. Au téléphone, on n'avait pas pu lui dire dans quel état il se trouvait, si c'était grave ou bénin. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'il était en observation au service des urgences. Alors, dès qu'elle vit son mari assis dans son lit, l'air un peu plus soucieux que d'habitude mais bien en vie, elle remercia, presque en criant, tous les saints du paradis. « C'est un miracle, ne cessait-elle de répéter, c'est ton ange gardien qui t'a sauvé ». Ce à quoi Barthélémy répondit, avec la délicatesse qui le caractérisait : « arrête, tu sais très bien que je ne crois pas à ces conneries ! »

 

    Mais Maria, très croyante, n'en démordait pas : il était évident pour elle que Barthélémy était un miraculé et que ce qui lui était arrivé était un signe du destin, un signe qui signifiait qu'il devait changer ses habitudes de vie. Ce qui venait de lui arriver représentait à ses yeux une mise en garde divine. La prochaine fois, s'il persistait dans ses erreurs, il n'en sortirait peut-être pas indemne. Barthélémy, cloué sur ce lit d'hôpital où, bien qu'il semblât en parfaite santé, était obligé de subir toutes sortes d'examens, fut contraint d'écouter jusqu'au bout les reproches et les injonctions de sa femme : Il travaillait trop, buvait trop, n'écoutait jamais personne, etc, etc... Mais ce qui, sans conteste, l'agaçait le plus, c'étaient ses discours débiles sur un soi-disant destin où de prétendus anges gardiens interviendraient pour montrer aux humains la voie qu'ils devaient prendre ! Barthélémy savait toujours très bien quelle voie il devait prendre et jusque là, cela lui avait toujours parfaitement réussi. Il n'avait pas besoin d'un ange gardien, d'un elfe, esprit, farfadet, ou que ce soit d'autre pour se mêler de ses affaires ! Certes, cette fois, il allait être beaucoup plus difficile de se sortir d'affaire mais il y arriverait quand même tout seul, comme d'habitude !

 

    De retour chez lui, quelques jours plus tard, Barthélémy ne tarda pas à apprendre, de la bouche de son avocat, que son dernier caprice allait lui coûter plus cher qu'il ne le pensait et qu'il risquait même l'emprisonnement pour homicide involontaire. Il n'y crut pas. Jusqu'à ce jour, il s'était toujours très bien sorti de toutes les affaires, il n'y avait aucune espèce de raison pour que ce ne fut pas la même chose cette fois. Pourtant, il apprit très vite qu'une enquête avait été ouverte et qu'il serait jugé très prochainement. Son avocat lui conseilla vivement de se rendre aux obsèques de la victime et de se rapprocher de sa famille, ce qui pourrait jouer en sa faveur et encourager la clémence du juge. Barthélémy, qui pour une fois, se sentait impuissant devant les événements, écouta ses conseils et se mêla, anonymement toutefois, à la foule des amis du défunt. Car la petite église dans laquelle était célébrée la messe d'enterrement, était pleine à craquer. Il y avait même des gens dehors, bravant le froid glacial, tendant le cou dans l'espoir d'entendre les paroles du prêtre qui encensaient le jeune disparu.

 

    Le regard de Barthélémy, qui balayait la salle comble, s'arrêta soudain sur le visage de la mère du défunt. Il reçut un choc. Et ce fut tout à coup comme une révélation. Car ce beau visage exprimait une souffrance insoutenable, une souffrance qui n'aurait jamais dû advenir, si seulement Barthélémy du Vernay avait respecté le code de la route, s'il avait montré un peu plus de respect pour autrui. Il vit ensuite le visage du père, puis ceux de ses frères et sœurs, et aussi ceux de tous les membres de sa famille et de ses amis. Tous ces visages décomposés, tous ces yeux humides, toutes ces joues inondées de larmes exprimaient la même douleur. Alors il prit conscience de l'énorme gâchis dont il était le seul et unique responsable et pour la première fois depuis des années, il connut la honte. Ce que Barthélémy apprit de surcroît, de la bouche du prêtre, dans le magnifique hommage que ce dernier rendit au jeune défunt, acheva de le démoraliser. Car la mort de ce jeune homme de vingt-huit était une perte considérable pour un bien plus grand nombre de personnes encore. Il avait été médecin dans un pays du tiers monde. Il avait aidé, soigné, soulagé des centaines de malades qui comptaient beaucoup sur lui. Il était devenu presque une légende dans toute l'Afrique, tant son désintéressement et son amour des autres avaient été admirables. Il avait échappé à toutes les maladies, à tous les attentats politiques qui secouaient le pays depuis des décennies. On aurait dit que le ciel lui-même le protégeait, afin qu'il puisse continuer à apporter son aide aux populations. Et puis voilà qu'il trouvait la mort en France, au cours de vacances bien méritées, frappé de plein fouet de la main d'un chauffard inconscient, égoïste et stupide : lui-même, Barthélémy du Vernay. 

 

    Il se força à écouter la messe jusqu'au bout, bien que ressentant un malaise terrifiant. C'était lui le responsable de tout cela, le coupable de ce désastre impardonnable ! Mais c'était bien la moindre des punitions que d'écouter jusqu'à la fin l'hommage amplement mérité rendu à ce jeune homme, qui du haut de ses vingt-huit ans à peine, avait bien plus compté dans cette vie, que lui-même, tout riche et puissant qu'il était. Puis il s'éclipsa, la tête basse, les épaules voûtées, comme la plupart des personnes présentes.

 

    Ce qu'il découvrit en allant rendre visite à la fiancée du jeune homme, sur son lit d'hôpital, le rendit plus malade encore. Car la jeune fille était toujours dans le coma et se réveillerait hémiplégique. Il blanchit en la voyant. Les mots qu'il avait prévu de dire aux membres de sa famille, des mots qui concernaient essentiellement un arrangement financier, restèrent coincés au fond de sa gorge. Il se jugea méprisable lorsqu'il découvrit leurs visages ravagés par la souffrance. Sa présence dans cette chambre d'hôpital était indécente et il en ressortit sans avoir prononcé un seul mot. 

 

    Barthélémy du Vernay fut jugé et condamné à une lourde peine de prison, une sanction qu'il accepta sans broncher, tant il estimait sa faute impardonnable. Il n'aurait jamais assez de toute une vie pour l'expier. Que représentaient quelques années de cellule face à une vie fauchée, des existences gâchées ? En une fraction de seconde, dès qu'il avait posé les yeux sur la mère du défunt, dans cette église pleine à craquer, Barthélémy avait enfin compris. Il avait compris que l'on ne pouvait jouer indéfiniment avec le feu, qu'un jour ou l'autre on devait payer pour ses erreurs, quelle que soit son rang ou son influence. Du jour au lendemain, le riche, le puissant, l'intouchable Barthélémy avait acquis le statut de vulgaire prisonnier.

 

    A présent, il était soumis autant qu'il avait aimé soumettre, dépendant autant qu'il s'était félicité de pouvoir rendre dépendant, humilié autant qu'il avait parfois adoré humilier, effrayé autant qu'il avait aimé susciter la peur. Et bien que parfaitement conscient de mériter ce qui lui arrivait, Barthélémy sombra peu à peu  dans le désespoir. Tant et si bien qu'il finit par souhaiter mourir.

 

    Jusqu'au jour où se produisit un fait étrange…

 

   Il était allongé sur son lit, les yeux ouverts, assailli, comme tous les jours, tantôt par les brûlants regrets de sa vie passée, tantôt par le remords, pour tout ce qu'il avait fait subir aux autres durant cette vie. En réalité, il passait son temps à se faire des reproches. « Pourquoi en suis-je venu là, songeait-il, pourquoi ai-je gâché ce potentiel qui m'a été donné ? Pourquoi ne l'ai-je pas utilisé intelligemment, comme ce jeune homme qui est mort ? C'est moi qui aurais dû mourir, pas lui... » Ce soir-là, une fois de plus, comme tous les jours, il s'accusait lui-même sans la moindre indulgence, ne se trouvait aucune circonstance atténuante, se condamnait sans restriction, se disait mériter la mort, se demandait comment mourir.

 

    Profondément plongé dans ses pensées morbides, il ne vit pas, tout d'abord, la petite lueur percer l'obscurité, puis apparaître à côté du mur devant lui. La lueur grandit, finit par capter l'espace de son champ de vision. Pendant une seconde, il quitta son idée noire du moment pour réaliser qu'il venait d'y avoir un éclair. Il rejeta instantanément cette pensée. Il lui fallut pourtant quelques secondes pour réaliser sa stupidité : il ne pouvait pas y avoir d'éclair dans une cellule ! Alors il se souleva légèrement et regarda droit devant lui, dans la direction de la lumière, qui continuait à s'étendre sur le sol, sur les murs, et prenait de plus en plus de puissance. Il écarquilla les yeux, se redressa brusquement. La lumière était maintenant d'une extraordinaire intensité. Pourtant, étrangement, Barthélémy n'était pas aveuglé par elle. Il put donc distinguer très nettement les contours de la silhouette inattendue qui apparut devant lui. Elle flottait dans la lumière et semblait, en même temps, fondue en elle. Il prit peur, se crispa sur sa couche, agrippant le drap de ses doigts trempés de sueur. Il voulut appeler le gardien mais pas un son ne réussit à sortir de sa bouche. Pas un de ses muscles ne bougeait plus. Il avait les yeux rivés sur la forme nébuleuse, retenait sa respiration, attentif à ses moindres mouvements. Quand tout à coup, il entendit une voix qui eut sur lui un effet magique. Il se détendit instantanément, souffla de toute la force de ses poumons, puis prit une grande inspiration, tandis que son regard quittait sa fixité de terreur. « N'aie pas peur, soufflait doucement la voix, comme une légère brise, je ne te veux aucun mal »

-    Qui êtes-vous ?

-    Qui penses-tu que je suis ?

-    Je...je ne sais pas...un... un ange ?

-    Si tu veux que je sois un ange, alors je suis un ange. J'ai entendu ton appel, et me voilà.

Barthélémy avait bien envie de répondre qu'il ne voulait rien du tout lui, qu'il ne se souvenait pas avoir appelé qui que ce fût, mais il était bien trop intimidé pour parler. Pourtant, cette forme évanescente à la voix si douce, si persuasive, lui faisait réellement penser à un ange, lui qui pourtant n'y croyait pas du tout, aux anges...

-    Peu importe qui je suis. Ce qui est important, c'est ce que je suis venu te dire, poursuivit la voix.

Barthélémy écoutait attentivement, impatient d'en savoir plus à propos de cette étrangeté.

-    As-tu ressenti au fond de ton cœur, depuis que tu es dans cette prison, l'importance d'une vie humaine ?  

    A cette question fondamentale, question qui résumait en quelques mots, à la fois ce qu'il venait seulement de découvrir mais également l'angoisse que cette idée suscitait en lui, Barthélémy sentit fondre sur lui une émotion gigantesque. Il ne put empêcher les larmes de poindre aux coins de ses yeux. Il lutta ardemment pour les retenir de couler.

-    Ne retiens pas ton chagrin, Barthélémy, il est salvateur. Un homme aussi a le droit de pleurer. Les larmes que tu verseras seront autant de poids dont tu te délesteras. Tu te sentiras alors plus léger.

A ces mots, Barthélémy retrouva l'usage de la parole et lâcha, dans un sanglot :

-    La fiancée de l'homme que j'ai tué a le droit de pleurer, elle. Elle est paralysée, elle a perdu à jamais l'amour de sa vie. Ses parents, ses amis, ont le droit de pleurer. Les miens ont le droit de pleurer pour ce que je leur fais endurer. Mais moi, je n'en ai pas le droit. Je suis maudit.

-    Qui blesseras-tu encore de tes larmes ? Qui te voit dans l'intimité de ta cellule ? Qui connaît les pensées de ton cœur, à part moi ? Ton remords est ta plus terrible punition depuis maintenant trois mois, pourquoi vouloir te punir davantage ?

-      Parce que je le mérite.

-          Soit, tu penses que tu le mérites. Mais crois-tu que cela changera quoi que ce soit à ce qui s'est passé ? Penses-tu que cela peut faire revivre le jeune homme que tu as tué ?

-          Non... bien sûr...…

-          Alors, écoute bien mon conseil : plutôt que de continuer à te morfondre et à te flageller, à partir d'aujourd'hui, réfléchis à ce que tu pourrais faire d'utile pour que ce malheur devienne quelque chose de positif. Ainsi, bien que tu n'aies pas le pouvoir de rendre la vie, ni d'effacer ce qui ne peut être effacé, tu pourras au moins atténuer les souffrances de ceux et celles que tu as blessés.

-          Mais comment serait-ce possible ? Que pourrais-je faire qui pourrait atténuer leurs souffrances ?

-          Je t'affirme que cela est possible, il te suffit d'en être convaincu. Ensuite, tu trouveras tout seul le moyen d'y arriver. Aie confiance, Barthélémy, et écoute bien ceci : dans tes moments de doute, repense à notre conversation, dis-toi que je suis près de toi, même si je suis invisible.

 

      Barthélémy eut à peine le temps de répondre ni même de se poser d'autres questions, que l'ange s'évanouit en une fraction de seconde. Puis la lumière s'éteignit, elle aussi. Il se retrouva de nouveau dans le noir. Pendant quelques minutes, il resta sans réaction, encore sous le coup d'une intense émotion. Puis il pensa qu'il avait eu une hallucination. C'était sûrement l'enfermement qui était la cause de telles manifestations. Mais il constata que son état d'esprit avait complètement changé. Il n'était plus accablé par cette tristesse infinie qui, il y avait encore quelques minutes à peine, lui donnait envie de mourir. Au contraire, il ressentait une étrange quiétude. Non, il n'avait pas rêvé. Quelque chose, quelqu'un, lui était apparu, et depuis cette visite, il ne se sentait plus le même. Il avait parfaitement compris le message de cet être, réel ou imaginaire, et venait de réaliser que lui-même souhaitait, en son for intérieur, faire ce que la voix lui avait, à demi-mots, conseillé de faire.

 

   Barthélémy eut tout le temps nécessaire pour y réfléchir. Il trouva très vite la manière dont il allait tenter de se racheter de ses erreurs. Il reproduisit, dans sa cellule, le bureau qu'il avait dans sa société, et se replongea dans les affaires. Mais cette fois, il se choisit quelques hommes de confiance dont il se fit des associés dans une nouvelle entreprise. C'était une association humanitaire, à but non lucratif, chargée du soin des malades dans un pays du tiers-monde, ce même pays où, auparavant, œuvrait le jeune homme qu'il avait tué. Il investit une somme considérable dans cette association qu'il baptisa du nom du jeune médecin. Débordant d'enthousiasme et d'une nouvelle énergie, une incroyable et exceptionnelle énergie, il travailla d'arrache-pied à son nouveau projet. Il était infatigable. Il avait décidé que plus jamais il ne se laisserait surprendre par les idées noires, il avait plus urgent et plus important à faire.

 

   Bien sûr, il assumait toujours pleinement ce geste fatal qui avait coûté la vie d'un jeune homme en pleine santé, mais d'une manière plus sereine. Il continuerait de toute façon à purger sa peine, il lui restait encore du temps à passer en prison. Mais il agirait désormais de façon plus responsable, plus intelligente et plus humaine.

 

  Ce nouveau but suffit à lui redonner un peu d'espoir et quelques miettes de ce bonheur qu'il s'interdisait farouchement jusqu'alors.

 

 

 Martine 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



27/09/2015
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